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Débat laïcité : mauvaises
mesures et coups d'épée dans l'eau
Après des semaines de polémiques et dans un
climat délétère, le débat de
l’UMP sur la laïcité a débouché sur
26 "propositions". Plusieurs points sont à critiquer.
D’une part, les mesures présentées comme
garantissant la "liberté religieuse" s’apparentent
pour plusieurs d’entre elles à des mesures de
contrôle, notamment dans les entreprises, plus qu’à des
mesures de liberté. Les prises de positions sur les
collaborateurs occasionnels du service public ou sur le libre
choix de son médecin tendent à aller au-delà de
la législation existante.
D’autre part, des questions fondamentales comme celles
des modalités du financement public des établissements
d’enseignement privés et du régime des
cultes d’Alsace et de Moselle ont été totalement évacuées.
Enfin, les quelques propositions
intéressantes, si
elles n’étaient pas stigmatisantes (code de
la laïcité, formation à la laïcité des
agents publics), ne sont pas nouvelles. Il est ironique de
noter qu’un grand nombre de solutions concrètes
existent déjà dans les textes, dans des domaines
comme les milieux hospitaliers et les restaurations collectives.
Alors même qu’une majorité de Français
a critiqué la tenue d’un tel débat, ces
propositions reflètent bien la volonté d’instrumentalisation
de la laïcité, en mettant sur le même plan
la laïcité et la liberté religieuse. Nous
rappelons que la laïcité assure la liberté de
conscience, celle des citoyens, celle des croyants comme
celle des athées et des agnostiques, et garantit le
libre exercice des cultes aux seules restrictions de l’ordre
public et donc l’égalité en droits des
citoyens et la séparation de l’Eglise et de
l’Etat.
Nous appelons tous les citoyens
et les élus à continuer à travailler
ensemble sur la mise en œuvre impartiale des principes
laïques.
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