Retour à l'accueil  Actualité |  C.C.N. |  Communes |  Tourisme |  Economie |  Associations |  Localisation |  Infos Utiles  
 
Retour aux communes


Professionnels
  Associations
    Chroniques d'Autan
      Galerie Photos
        Histoire (site perso sur Centrès )
          Hébergements
CHRONIQUES d’autan

    Je pensais, en attaquant ces relations du temps passé, leur donner le nom de « Chroniques d’Antan », mais, probablement inspirées par la brise qui venait de la Méditerranée à travers les garrigues parfumées du Languedoc, elles se sont muées en « Chroniques d’Autan » et c’est le nom que je leur garderai tout au long de ces récits. L’autan est en effet notre vent comme le mistral est celui de la Provence. On peut pester contre lui, le charger de tous les maux, l’accuser même de véhiculer la folie, il reste ce vent chargé de poésie qui faisait flotter les longs cheveux des cavaliers rutènes, qui hurlait à travers les meurtrières des nids d’aigle cathares, qui inspirait les troubadours, et qui a chanté aux oreilles de plus d’un petit berger les légendes des siècles passés.

Le massif hercynien

    Ma première chronique ne présente, en apparence, qu’un lointain rapport avec le sujet des récits futurs et pourtant elle pose le cadre de notre existence. Un évènement planétaire survenu bien avant l’apparition de l’homme, avant même celle des dinosaures, conditionne par l’altitude, le climat, les paysages et les pierres de nos maisons, la qualité de notre vie quotidienne.

    Dans la deuxième moitié de l’ère primaire, notre terre présentait un aspect tout différent de celui que nous connaissons. L’ensemble des terres émergées se rapprochaient pour former un continent unique nommé plus tard par les savants : la Pangée. L’écorce terrestre, en effet, n’est pas uniforme à l’image de celle d’une orange, comme on le croyait encore au début du siècle dernier, mais formé de plaques océaniques et continentales qui dérivent sur la couche inférieure visqueuse et très chaude : le Manteau. A cette époque, il y a 310 millions d’années, les plaques Amérique du Nord et Eurasie entrèrent en collision avec la plaque Afrique et leur poussée monstrueuse firent surgir à une hauteur probablement supérieure à celle des Alpes actuelles, les sédiments accumulés au fond des mers. Ce plissement auquel on donna le nom d’Hercynien d’après celui de la région allemande du Harz, partait de l’Afrique du nord, passait par l’Espagne et, en France, se séparait en deux branches en Y, dont l’une traversait la Bretagne, l’ouest de îles britanniques et l’est de l’Amérique du Nord. L’autre branche passait par les Ardennes, les Vosges, la Forêt Noire, la Tchécoslovaquie et finissait en Grèce.

    Au début de l’ère secondaire, l’érection du massif était terminée et laissa la place à l’érosion. Pendant 230 millions d’années, les glaciers rabotèrent les montagnes, précipitant les blocs de plusieurs tonnes au fond des vallées, le gel fit éclater les roches dont les parties les plus tendres furent dissoutes par l’action mécanique et chimique des eaux. Toutes ces matières, charriées par les torrents, se retrouvèrent dans les rivières et les fleuves qui les déposèrent sous forme d’alluvions dans les plaines et, plus loin, dans la mer. Au fur et à mesure de la destruction du massif, l’érosion découvrait, sous forme de veines de charbon, les anciennes forêts primaires englouties lors du cataclysme initial. Les rivières au débit bien plus important que l’actuel, creusèrent les dépressions, et c’est ainsi que se forma le « relief en creux » que nous connaissons, ces montagnes très anciennes dont il ne reste que le socle schisteux en plateaux plus ou moins larges coupés par de profondes vallées.

    Le travail du temps n’est d’ailleurs pas terminé et, dans quelques millions d’années, une pénéplaine remplacera ce relief que notre trop courte vie nous empêche de voir évoluer. Peut-être, à ce moment-là, notre Roc de Miramont restera-t-il, très usé, sous forme de butte témoin, mais personne, si tant est qu’il y ait encore des hommes, n’évoquera plus son histoire.

 Roger Lauriol      

 

Retour au menu : 

Haut de la PageEcrivez nous !   Actualité |  C.C.N. |  Communes | Tourisme |  Economie |  Associations |   Localisation |  Infos Utiles
- Site de la Communauté de Communes du Naucellois - Mairie 12800 Naucelle - 05 65 67 82 75
- Webmestre :  PHAÏ - phai@wanadoo.fr -                    -  Informations légales  -