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Pont de Cirou
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Les premières mentions de ce pont remontent au début du XIII ème siècle. Il fut peut être le premier passage possible, sur le Viaur, pour joindre Toulouse et Rodez.

Agrandir l'image  Ce qui est certain, c'est qu'au Moyen Âge, comme à l'Epoque Moderne, le trafic est suffisant pour faire vivre des aubergistes installés sur les deux rives du Viaur (la tradition continue).
Les routes, côté Tarn comme côté Aveyron, y aboutissent à angle droit.
Elles accentuent les difficultés d'une circulation déjà limitée par l'étroitesse du tablier enserré dans ses parapets de pierre.
     Dès la fin du XVll ème siècle, on prévoit de modifier cette gêne et comme tout arrive, pour qui sait attendre, des travaux seront bien réalisés à cet effet en 1992.
Ils n'ont pas modifié le bel aspect des six arches en plein cintre qui enjambent élégamment la rivière. La voie, surélevée au centre, renforce encore le cachet du Pont de Cirou, le plus ancien des ouvrages encore en service sur le Viaur.
Agrandir l'image Les Moulins

   Une cinquantaine de moulins fonctionnaient sur le Viaur, de la source au confluent. On en comptait environ un tous les trois kilomètres.
Cette densité répondait aux besoins locaux des paysans qui se rendaient au moulin pour obtenir avant tout de la farine.
   Cette association de la farine et du moulin, si elle est légitime, réduit cependant considérablement le rôle de cette machine qui est avant tout une productrice d'énergie.
Le moulin est le seul "moteur" pour l'agriculture et l'industrie et avant la machine à vapeur, le seul pourvoyeur d'énergie.
  Les paysans, en plus de leurs céréales vont y porter les noix pour fabriquer de l'huile (en Provence, ce sont bien sur les olives). Ils y apportent aussi des troncs d'arbres pour les scier et les transformer en planches ou en poutres.
   Les forges industrielles ont besoin de lui pour actionner les soufflets ou les marteaux qui vont transformer le fer en acier. Dans le textile, on remplace le marteau par un maillet pour le foulonnage des étoffes, et l'on fait de même pour la fabrication de la pâte à papier. Les moulins peuvent broyer l'écorce de chêne pour fabriquer le tan nécessaire aux mégisseries.
   Ils peuvent actionner les pompes aspirantes des mines, bref, avant le XIX ème siècle, ils sont partout où l'homme travaille et l'on s'installe donc beaucoup en bord de rivière.
La diversité des tâches est réelle mais cependant en 1800, sur le Viaur, les moulins, de Tanus à Laguépie se consacrent presque exclusivement à broyer les céréales (blé et dans la région seigle) et les noix. Beaucoup de Moulins servent de résidence mais ne possèdent pas toujours leurs équipements techniques.
   A défaut de pouvoir visiter l’intérieur, les touristes peuvent toujours apprécier les sites, car les chaussées de moulins ont le charme à la fois de l’eau qui dort et qui court.
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