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Les curiosités en Naucellois

Autres curiosités

La Chapelle Saint Vincent de Lugan - Quins

Située sur la commune de Quins, la chapelle Saint Vincent de Lugan est édifice de type roman du XIe siècle, restauré en 1643. Un arc triomphal supporte le clocher, entre le chœur voûté en cul de four et la nef couverte de charpente. Le retable et le tabernacle datent du milieu du XVIIe siècle.
(Texte de Jean Maurel)

Le Château de Cadars - Quins

Le terroir de Cadars, adossé à la rivière Lézert, formait au Moyen-âge, la partie Ouest de la baronnie de Verdun. Au XIIIe siècle, les Vernhes de Castelmary, seigneurs de Verdun, avaient déjà engagé les revenus de ce fief à divers marchands financiers ruthénois, en contrepartie de prêts d’argent. Puis, vers 1570, lorsque Clément de Saunhac de Belcastel, alors seigneur de Verdun, s’éteint sans descendance, la baronnie de Verdun est démembrée. Si l’aile Est (La Mothe- Salan) revient aux Bournazel, le secteur de Cadars est aux Caulet, marchands ruthénois, puis notables toulousains. Cadars devient alors une seigneurie à part entière. Après les Caulet, cette seigneurie passe au XVIIe siècle aux mains des Pomayrols, une lignée villefranchoise dont certains membres, à la même époque, étaient par ailleurs seigneurs de Gramond et de Jalenques. Au siècle suivant, la terre et le château sont acquis par la famille des actuels propriétaires.
Un point fort, désigné sous le nom de “reperium”, est indiqué à Cadars au XIIIe siècle. Une tour médiévale, ainsi que la chapelle du château ont certes disparu, mais une belle demeure (propriété privée qui ne se visite pas) a probablement été bâtie vers la fin du XVIe siècle par les Caulet. Le village conserve aussi quelques maisons anciennes, plus ou moins transformées.
(Texte de Jean Maurel)

La Mothe - Quins

On pense que le nom de “la Mota” vient d’une “motta féodale”, élévation de terre fortifiée pendant les premiers temps féodaux. Mais, c’est surtout à son rôle d’étape sur un “grand chemin” que ce lieu doit son histoire.
Il y a vingt siècles déjà, le territoire de la commune de Quins était traversé par l’itinéraire qui menait de la capitale des Ruthènes, Segodonum, alias Rodez, à la capitale des Volques, au bord de la Garonne. Mais de Rodez à Toulouse, le cheminement va évoluer au cours du temps. Jusqu’au XVIIe siècle, on passait par Le Lac, Les Tavernes, Les Quatre-Chemins, Crespin et le Pont de Cirou. Au XVIIIe siècle, le transit par Albi se développe, puis s’épanouit, pour donner naissance à la route N88.
La plus ancienne mention de La Mothe, dans les textes du Moyen-âge, est précisément relative à l’itinéraire vers le Pont de Cirou en 1217. Des documents un peu tardifs font allusion à une auberge seigneuriale, à un péage sur les marchandises (qui va rester actif jusqu’à la Révolution de 1789) et à un domaine noble. Ce complexe constituait une source de revenus notable au bénéfice des seigneurs du lieu. De plus, il y avait à La Mothe des foires au XVIIe siècle et peut-être bien avant. Elles ne s’éteindront qu’au XXe siècle.

L’auberge de La Mothe serait une des deux plus anciennes dont il reste trace en Rouergue. Les bâtiments, jadis organisés autour d’une cour fermée, ont été bouleversés au XIXe siècle, et l’existence d’une tourelle, au bord de l’actuelle nationale, est sans doute la seule marque qui subsiste de la présence seigneuriale sur ce site. En face, de l’autre côté de la route, on remarque une belle grange, probablement élevée vers la fin du XVIIIe siècle, mais qui ne faisait pas partie des possessions des seigneurs du lieu (qui furent les Vernhes de Castelmary du XIIIe siècle au XVe siècle, puis les Saunhac de Belcastel jusque vers la fin du XVIe, les marquis de Bournazel, enfin, jusqu’à la Révolution). Malheureusement, ce patrimoine ancestral fut détruit par un incendie tout récemment.

Le Prieuré et l’Eglise de Saint Just sur Viaur

Sur les hauteurs du village de St Just sur Viaur fut construits l’église et le prieuré. Ce dernier dépendait autrefois des religieuses du monastère sous Rodez. Il a été remanié au XVe et XVIe siècle et vendu aux enchères en 1793 comme bien national. L’édifice est devenu presbytère de la paroisse, mais n’a plus de desservant depuis 1993. Il possède de belles fenêtres à meneaux et une corniche à ondes du XVIème siècle.
Quant à l’église, elle fut reconstruite en 1841 (boiseries sculptées).

Castelpers - Saint Just sur Viaur

Vieux lieu fortifié, il est mentionné dans le livre de Ste Foy de Conques (miracle de l’évasion d’un prisonnier). La seigneurie, puis la baronnnie, appartient à la famille de Castelpers puis au Castelpers-Panat (XIIIe - XVe siècle). Site rasé au temps des guerres de religion.

Aujourd’hui, le hameau de Castelpers, situé au confluent du Céor et du Giffou est reconnu pour son manoir du XVe siècle. Il fut restauré au XIXe siècle.

Au dessus de Castelpers, il ne reste plus sur le rocher taillé que la chapelle préromane (abside semi-circulaire à bandes lombardes) dite de Notre Dame du Roc. Lieu de pèlerinage auquel on accède par un sentier raide (3e dimanche de Juin pour la guérison des maux de tête)

Enfin, à 2 km de Castelpers, le village de St Jean de Castelpers, niché au milieu des bois, est agrémenté d’une jolie église, St Jean Baptiste (tombes anciennes : les " gisans "), qui dénote d’une histoire ancienne du temps de la prospérité de son prieuré (Pèlerinage chaque année au 15 aout).

Notre Dame de Roucayrol – Saint Just sur Viaur

Chapelle située aux limites de l’Aveyron et du Tarn, elle est dédiée à St Tarcisse. Notre Dame de Roucayrol est le lieu d’un pèlerinage depuis le XVIIe siècle pour les paroissiens de St Just sur Viaur, de Lédergues et du Tarn plusieurs fois dans l’année (8 Septembre, 2ème Dimanche de mai, Dimanche de Pentecôte).
Jadis, on priait pour la guérison de la peste, de la petite vérole, des fièvres et plus récemment pour l’incontinence.
Belle église avec statue de la Vierge du XVII siècle.

La Calmésie – Saint Just sur Viaur

La Calmésie est un hameau qui s’étend sur un plateau qui domine le confluent du Viaur et du Giffou à l’extrémité du promontoire de Miramont.
Ancien camp gallo-romain, on y trouve dans les environs des traces de fortification, des débris gallo-romain (statue, poteries) et cinq meules de grés incorporés dans un mur de grange. En ces lieux aurait existé une ville appelée Pontoise.