Imprimer cette page

Crespin

Histoire

Crespin compte trois villages principaux sur son territoire : Le Pont de Cirou, nom hérité du pont qui saute le Viaur et qui permet de relier les rives aveyronnaises et tarnaises de ce village, Crespin, bourg centre de la commune et Lespinassole.

Le pont de Cirou, datant du XIVe siècle, et situé sur le Viaur, était autrefois un lieu de passage obligé sur le Cami Rondanés reliant Toulouse à Rodez, avant l’ouverture de la RN88 vers 1835. Il existait déjà, d’après plusieurs écrits, un passage à cet endroit sur le Viaur à l’époque Gallo Romaine.

Crespin et Lespinassole sont les sièges de paroisses.
Le prieuré de Crespin dépendait de l’abbaye de la Chaise Dieu, et il est fort probable que les religieux de cet ordre en soient les fondateurs au 15ème siècle. L’Eglise de Crespin se situe sur le haut du village et fut reconstruite sur l’emplacement d’une ancienne église où seul le retable à été conservé. Ce dernier fait aujourd’hui la véritable richesse de ce bâtiment, avec ses quatre colonnes ornées de pampre, sa toile de la Crucifixion au centre, et ses deux statues de St Amans et St Robert dans des niches à coquille. De plus, on peut y admirer un magnifique chemin de croix, composé de quatorze tableaux sculptés en relief, qui nous font revivre l’histoire des souffrances et de la mort de Jésus.
L’église de Crespin a pour saint patron Saint Robert.

L’Eglise de Lespinassole, prieuré de Notre Dame et ayant pour saint patron Ste Quitterie, se situe au cœur même du village. Sa particularité n’est pas à l’extérieur, mais bien à l’intérieur avec son retable du maître-autel, surmonté de la toile de l’assomption de la vierge et ses deux statues de Ste Quiterrie et de St Roch, du XVIIIe - XIXe.
- Style gothique.
- Construite en 1416.
- Refaite en 1905 sauf le chœur qui a été conservé.
- Intérieur restauré de 1914 à 1998.
- Crépis extérieur refait en 2002.
- Le pèlerinage a lieu généralement le dernier dimanche du mois de mai.

JPEG - 788 ko

La commune de Crespin, bordée par le Viaur, compte également quelques moulins remarquables aujourd’hui inactifs.
Une cinquantaine de moulins fonctionnaient sur le Viaur, de la source au confluent. On en comptait environ un tous les trois kilomètres. Cette densité répondait aux besoins locaux des paysans qui se rendaient au moulin pour obtenir avant tout de la farine. Cette association de la farine et du moulin, si elle est légitime, réduit cependant considérablement le rôle de cette machine qui est avant tout une productrice d’énergie. Le moulin est le seul "moteur" pour l’agriculture et l’industrie et avant la machine à vapeur, le seul pourvoyeur d’énergie.
Les paysans, en plus de leurs céréales vont y porter les noix pour fabriquer de l’huile (en Provence, ce sont bien sur les olives). Ils y apportent aussi des troncs d’arbres pour les scier et les transformer en planches ou en poutres.
Les forges industrielles ont besoin de lui pour actionner les soufflets ou les marteaux qui vont transformer le fer en acier. Dans le textile, on remplace le marteau par un maillet pour le foulonnage des étoffes, et l’on fait de même pour la fabrication de la pâte à papier. Les moulins peuvent broyer l’écorce de chêne pour fabriquer le tan nécessaire aux mégisseries. Ils peuvent actionner les pompes aspirantes des mines, bref, avant le XIXe siècle, ils sont partout où l’homme travaille et l’on s’installe donc beaucoup en bord de rivière.
La diversité des tâches est réelle mais cependant, en 1800, sur le Viaur, les moulins, de Tanus à Laguépie, se consacrent presque exclusivement à broyer les céréales (blé et dans la région le seigle) et les noix. Beaucoup de Moulins servent de résidence mais ne possèdent pas toujours leurs équipements techniques. A défaut de pouvoir visiter l’intérieur, les touristes peuvent toujours apprécier les sites, car les chaussées de moulins ont le charme à la fois de l’eau qui dort et qui court.

Enfin, et non des moindres, la commune de Crespin a connu la naissance d’un célèbre romancier, Jean Boudou, Joan Bodon en occitan. Sa particularité réside dans le fait qu’il a écrit l’intégralité de son œuvre en occitan. Sa maison natale est aujourd’hui transformée en un musée retraçant la vie et les œuvres de Jean Boudou. « L’Ostal Joan Bodon » (La Maison Jean Boudou) a donc pour but de promouvoir les œuvres de ce romancier.

De 1947 à 1949, sous le pseudonyme de Lou Janou de la Janounio, il fit paraître de petites histoires dans la voix du peuple. Ensuite il publia ses premiers livres marqués par l’influence littéraire du Felibrige que Mouly lui avait fait connaître, et par celle de l’institut des études occitanes.

Pour de plus amples renseignements sur Jean Boudou et l’Ostal Joan Bodon, visitez le site officiel de la Maison Jean Boudou